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Antoine Roy-Larouche, l’homme derrière le volet Expérience de C2-Mtl

Vous croiserez peut-être Antoine Roy-Larouche durant C2-Mtl, qui se tiendra du 24 au 26 mai prochain, mais peut-être pas. La raisonprincipale est qu’il est celui qui vous fait vivre toutes ces expériences plus folles les unes que les autres. Je l’ai rencontré alors qu’il était à San Francisco pour un autre évéenemnt de la branche C2.

Crédit: Jimmy Hamelin pour C2 Mtl

Entrons tout de suite dans le vif du sujet, pour les gens qui ne le savent pas qu’est-ce que C2 et quelle était l’idée de départ lors de la mise en œuvre du projet.

L’histoire de la création de C2 se perd vraiment dans les brumes du temps, mais essentiellement l’histoire est qu’il y a eu des conversations entre le Cirque du Soleil et Sid Lee qui sont les partenaires fondateurs de C2-Montréal, avec ses deux têtes d’affiche Jean-François Bouchard et Daniel Lamarre qui se sont fait approchés par diverses compagnies afin de savoir de quelle façon ils gèrent leur processus créatif à l’interne, ça leur faisait plaisir de partager, mais en même temps, ils réalisaient que ce n’était pas leur modèle d’affaires d’organiser des formations, des conférences afin d’en parler. Devant ce besoin, ils se sont dit pourquoi ne pas nous associer afin de mettre en place un organisme qui aurait pour mission de faire des conférences sur la jonction entre le commerce et la créativité parce qu’il y avait une énorme demande de ce côté.

J’imagine que ce volet expérience est ce qui vous différencie d’autres conférences, on pourrait presque dire que vous êtes le Coachella des conférences d’affaires. Quelle a été justement l’évolution du volet Expérience de C2 depuis le début de l’aventure? 

En fait, ça a toujours fait partie de l’idée derrière C2, je crois que c’est ce que l’on disait lors des premières formations de bénévoles, alors que l’on expliquait que c’était un mix entre Burning Man et TED, donc l’expérience a toujours été la clé de l’événement. On utilisait beaucoup la phrase expérience et contenu. Et l’on voulait que ce contenu soit proposé dans un contexte, dans une expérience qui suive et enrichisse le contenu. Par exemple, nous ne pourrions pas faire un C2 dans un Palais des Congrès, il fallait que ce soit un environnement immersif, que les gens soient  «challengés » dans l’environnement, et que ceci aille un impact sur comment les gens vont recevoir l’information. Si on fait un événement créatif sur le commerce, il  faut que l’environnement soit aussi créatif que ce dernier.

Pourquoi ce volet Expérience était-il nécessaire lors de la création de C2, et en quoi cela vous donne-t-il un avantage sur la compétition?

C’est difficile de répondre à cette question, et j’en parlais avec Martin (Beauchamp) et je me disais, il n’y a pas tant de compétition, de gens qui font exactement la même chose que nous. Les gens parfois nous comparent à TED évidemment, on n’est pas dans un format préétabli, sinon il y a SXSW, mais il n’y a pas nécessairement le côté immersif, c’est la fusion de plusieurs événements. Nous ne sommes pas non plus comme Davos où le politique se rassemble, donc j’étais un peu embêté par la question.

 

Agnieszka S pour C2 Mtl

Pour avoir été bénévole les deux premières années,  et média l’an dernier, j’ai pu vivre un peu (beaucoup) l’expérience de C2 devant et derrière. Quelle est la plus grande difficulté lorsque l’on veut épater des créatifs, les sortir de leur zone de confort?

En fait, on a la chance de travailler dans l’écosystème des créateurs montréalais, à la fois, les expériences que l’on propose, c’est avec Moment Factory, PixMob, Chromatic, etc. Si l’on créait 100% de nos expériences à l’interne, il serait plus difficile de se renouveler, mais en même temps, avec plusieurs partenaires, on va plus loin, tout en respectant notre vision et notre direction artistique. Nous épatons les créatifs Montréalais, comme les créatifs Montréalais épatent le monde entier.

Est-ce que selon toi, il serait intéressant de faire vivre des Expériences C2 en dehors du site pour Mr et Mme tout le monde afin de leur faire vivre un peu de ce qu’est C2? Sinon, pourquoi?

Au départ, C2 est un événement d’affaires, qui s’adresse à la communauté des affaires, après ça, nous sommes en train de créer de plus en plus d’expériences, comme tu le sais, nous avons fait une tournée en Europe et en Californie où nous sommes, nous travaillons d’ailleurs sur d’autres projets à Montréal qui pourraient voir le jour prochainement et qui pourraient être accessibles. Mais, on ne doit pas oublier que notre but premier est d’aller chercher la communauté d’affaires. Si l’on enlève l’enrobage, nous sommes à la fin, une conférence d’affaires. Par contre si quelqu’un nous approche, nous ne dirons certainement pas non à jeter un oeil sur un projet qui pourrait s’avérer intéressant pour nous.

À quoi pourra-t-on s’attendre en cette année par rapport au 375e, j’imagine que ça doit être un défi constant de se réinventer année après année? 

Nous avons un thème central qui est les villes, donc nous aurons Montréal, mais aussi d’autres villes qui seront au coeur de l’événement, soit par des conférences, panel, ailiers, classes de maîtres, des laboratoires, etc.,  le tout afin de souligner le 375e anniversaire de Montréal.

Crédit : Arianne Bergeron pour C2 Mtl

Qu’est-ce qui fait que tu restes à C2 année après année?

Tu y étais l’an dernier, donc tu vois l’évolution entre l’an dernier et la première année, il y a toujours un défi d’aller plus loin. Du côté que moi je gère, il est certain que je gère la même chose la première année que maintenant, les expériences collaboratives, qui sont les activités hors conférence.

Sur un petit récapitulatif, la 1re année, il y avait environ 200 personnes qui participaient à ces activités, alors que maintenant, que cette année on approche des 1000 personnes. La première année, c’était moi seul alors que maintenant l’équipe comporte environ une dizaine de personnes. Aussi, les gens en veulent de plus en plus. Ils ne veulent pas rester uniquement statiques à regarder une personne parler, mais veulent, toucher à des choses, rencontrer des gens.

Quelle est la plus grande difficulté dans un événement comme C2 sur le côté de l’expérience?

Je crois que le plus grand défi est qu’il y a énormément de choses qui se passent en même temps et oui, mais notre défi est de rentre le tout le plus cohérent possible. Que ce soit facile, que ce soit une progression, un parcours et non pas un brouhaha. Au final, que la personne ait appris, et qu’elle apporte ces outils au bureau la semaine d’après afin de les partager à ses collègues.

Pourrais-tu nous décrire un peu le parcours que l’on découvrira cette année?

Je crois que les gens qui sont déjà venus vont reconnaître des choses, nos grands types d’expériences demeurent, par contre on renouvelle l’expérience de la conférence elle-même. Au départ nous étions dans un style classique, frontal, alors que cette année, nous avons fait l’acquisition d’un grand chapiteau 360 degrés donc les conférenciers seront tout le tour et donc les participants seront très près de l’action. Le conférencier pourra regarder les 1200 participants dans les yeux! On peut faire des trucs comme il se fait la SATosphère, où l’on joue avec les différentes surfaces, etc.

Crédit : Arianne Bergeron pour C2 Mtl

Par rapport à toutes les expériences de cette année, laquelle est à ne pas manquer? 

Ce que l’on est en train de développer en ce moment, c’est l’un des laboratoires qui se nomme Cubicule où l’on demandera à deux personnes qui ne se connaissent pas de relever un défi complexe du monde des affaires en mode jeu d’évasion. C’est la première fois que l’on amène le monde du jeu dans nos expériences, il devra y avoir un effort extrême de coopération, et ceci rapidement, une belle expérience d’apprentissage.

Quel est ton coup de cœur parmi toutes les expériences réalisées depuis ces dernières années à C2?

Mon coup de coeur est global en fait, ce qui est bien c’est de se faire rappeler que l’on fait faire une pause aux gens qu’ils ont le temps de prendre le temps. Les gens ont besoin de décompresser et c’est ce qui fait que les gens adorent ces expériences, c’est leur moment d’évasion en fait. C’est leur occasion de peser sur pause.

Merci Antoine et au plaisr de se croiser à C2 cette année!

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Un gros à Antoine Roy-Larouche et l’équipe de C2 Montréal pour cette entrevue.

*Article tiré du magazine RDPmag Printemps 2017.

Président, Éditeur et Rédacteur en chef de Gentologie - Normand est passionné de bonne bouffe, de vins, de spiritueux, de cocktails, de mode, de cinéma et encore plus!