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Lexus LC500 Cabriolet 2021 : gentleman sans chapeau

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Le spectacle est charmant. Dans la cour arrière du Frontenac Club, un bâtiment ayant abrité la première Banque de Montréal hors Québec au pays depuis peu transformé en hôtel boutique, une petite neige s’abat sur les véhicules stationnés. De lourds flocons qui viennent donner à toute la ville un air festif. C’est le temps pour moi de me lancer à l’assaut de la route au volant… de la Lexus LC500 cabriolet.

J’entends d’ici les commentaires sarcastiques : un cabriolet, à capote souple de surcroît, en hiver, c’est un sacrilège. Que nenni, oserais-je répondre. D’abord parce que la Lexus LC500 a toutes les qualités d’une grande routière, peu importe les conditions. Et d’autre part, parce que ce sont les représentants de Lexus eux-mêmes qui ont insisté, allant jusqu’à pousser l’audace de me demander de rouler capote baissée et cheveux, glacés pensais-je, au vent.

Une allure stylée

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Photo: Marc Bouchard | Gentologie

Le vrai gentleman mise sur l’allure autant que sur la qualité. Quand il est question de la Lexus LC500 2021, peu importe sa déclinaison, le mot allure prend un tout autre sens. Dans les faits, elle est tellement stylée qu’une version totalement argentée à toit rigide ressemble davantage à un prototype qu’à une voiture de série. Et dans le bon sens!

La version cabriolet ne déroge pas à cette règle. Le long capot profilé, la partie arrière effilée et la ligne de toit aérodynamique, dans une voiture ayant une imposante largeur, lui confèrent prestance et personnalité.

L’habitacle, dont la qualité de finition est exceptionnelle, reprend là où l’extérieur a laissé. Il est raffiné, si ce n’était du détestable pavé tactile qui permet le contrôle du système multimédia (probablement la pire invention du monde, à mon humble avis), le tout serait facile et intuitif. Même la molette pour changer les modes de conduite, logée en haut de la console centrale, étonne au premier coup d’œil, mais s’intègre rapidement dans la routine de conduite.

Lexus LC500 Cabriolet 2021: Cabriolet, pour vrai

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Photo: Marc Bouchard | Gentologie

Il suffit de 15 secondes pour retirer la capote souple de la LC500 cabriolet. Et 16 pour le remettre en place, le tout pouvant s’exécuter jusqu’à 50 kilomètres à l’heure. Un véritable charme pour quiconque, comme moi, adore rouler cheveux au vent. Je l’avoue, certains passants des petites municipalités entourant Kingston, en Ontario, ont semblé étonner en voyant passer ce super bolide sans toit dans leurs rues enneigées. Ou ils étaient éblouis par le conducteur (merci beaucoup) ou anéanti par ma voix de stentor, moi qui profitait de l’occasion pour déployer le système audio avec vigueur, et l’accompagnant de mes plus belles vocalises.

La vérité, c’est que même le toit baissé, j’ai pu retirer mon manteau en cours de route. La voiture, intelligente, dispose d’un mode concierge qui règle la température pour vous. Elle active ici la ventilation au pied ou au dos, démarre ou arrête le volant et les sièges chauffants, et envoie délicatement un petit vent chaud sur votre nuque grâce à une bouche d’aération habilement insérée juste au bas de l’appuie-tête. La réalité, c’est que même sans toit, la Lexus LC500 Cabriolet 2021 est toute aussi confortable. J’avoue cependant ne pas avoir fait le test dans les pires températures hivernales.

Puissance et conduite

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Photo: Marc Bouchard | Gentologie

Mais un tel véhicule ne serait rien sans un minimum de puissance. Ici, le mot minimum est un doux euphémisme puisque la Lexus LC500 Cabriolet 2021 cabriolet est dotée d’un moteur V8 5,0 litres de 471 chevaux, dont la puissance se déchaîne avec douceur, mais fermeté. Transmise aux roues arrière par le biais d’une boîte automatique 10 vitesses, cette impressionnante cavalerie pousse la voiture avec une étonnante célérité malgré son poids.

Il serait mentir de dire qu’elle est aussi agile qu’une sportive berline. Elle est handicapée par son poids et son long empattement. Mais la direction plus précise que prévue, et les nombreux systèmes d’aide à la conduite et contrôle de traction embarqués permettent un comportement dynamique étonnant. S’il ne s’était agi de la chaussée rendue glissante par une petite couche de neige, la randonnée aurait sans doute été encore plus athlétique. 

Il faut dire que les suspensions adaptatives contribuent au confort et à la précision. Et que le châssis renforci aux endroits stratégiques pour contrer le problème de rigidité d’un cabriolet joue son rôle à la perfection.

Autre détail d’importance, les ingénieurs de Lexus ont misé autant sur le confort que sur la sonorité. On a d’abord minimisé les bruits de vent dans l’habitacle, pour rendre le tout plus agréable. Mais on a doté le moteur d’un dispositif qui maximise le bruit du moteur. Une simple accélération vive permet alors de ressentir toute la vibration du plaisir de la conduite. C’était d’ailleurs le seul moment de la randonnée où mon chant s’arrêtait.

Racée, raffinée, et preuve à l’appui, capable de rouler en toutes saisons, la Lexus LC500 est sans équivoque l’un des cabriolets les plus spectaculaires sur la route. Un regard, et on c’est l’amour, garanti!

Ce magnifique véhicule fait également partie des Cinq voitures pour un été inoubliable selon Marc Bouchard

Découvre en plus sur le site de Lexus juste ici

Marc Bouchard est un journaliste expérimenté, membre de l’Association des journalistes automobiles du Canada. Depuis plus de deux décennies, il met à l’épreuve annuellement plus d’une centaine de véhicules et parcourt le monde à la recherche d’essais uniques ou pour assister aux grands salons. On le retrouve à la télévision sur l’émission « Virage », un classique du genre. Il contribue à plus d’une douzaine de stations de radio chaque semaine, et s’exprime aussi dans différents journaux. Gentologie vient donc s’ajouter à son palmarès.